Dans l’Eglise

L’Eglise du Christ a connu dès son origine une riche diversité de vocations ayant pour but la recherche de Dieu dans la solitude.


Les formes
 prises par cette recherche sont fort diverses. De l’anachorèse (solitude absolue) à la vie cénobitique (solitude vécue en communauté) nous rencontrons :
les reclus, les stylites, les stationnaires, les ermites pèlerins, les moines pasteurs ou paissants, les ermites prêcheurs, les poustinikki, les staretzi, les startzi ou stapouha, ceux qui choisissent la xénitéia (la vie d’étranger) ou la jurodivia (la vie de fol en Christ)…
Parmi ceux-ci, certains vivent un érémitisme ouvert (disponibilité), d’autres un érémitisme fermé.

Le lieu où réside l’ermite porte également des noms parfois fort différents mais qui désignent la même réalité avec quelques nuances :
l’ermitage, la laure, l’anapat, la poustinia ou poustygne, la thébaide, la skite, la kalyve, la kellia, la kathismata…

La solitude peut se vivre à différents degrés :

 le premier degré est appelé « fuite des hommes » au sens matériel. Cette solitude consiste à ne rencontrer personne dans l’espace que l’on a coutume de parcourir.

 le deuxième degré est la solitude du silence qui se vit aussi longtemps que l’on n’entre pas en conversation verbale avec une personne.

 enfin, la solitude la plus profonde est appelée hésychia. C’est l’érémitisme ou anachorèse intérieure, la solitude du coeur et de l’esprit.
C’est aussi la poustinia du coeur.