Livre de Catherine

En 1976, un livre au titre très étrange parut en France.
C’était « Poustinia ou le désert au coeur des villes ».

« Poustinia » est un mot russe qui signifie « désert  » et qui se réfère dans sa radicalité à un lieu où l’on va prier en silence et en solitude, jeûnant au pain et à l’eau, avec la Bible pour seule lecture. L’occupant d’une poustinia est appelé un « poustinik« .

 Catherine DOHERTY avait présenté ce projet à la communauté de Madonna House pendant les années soixante, comme une façon de prier pour le Concile. Très vite on vit que l’idée de « poustinia » répondait à un besoin profond de l’homme moderne : le besoin de se trouver un lieu et un temps pour se remettre en relation directe avec son Dieu, pour le retrouver, pour lui parler, pour l’écouter.

On commença à aménager – à Combermere, et aussi dans les diverses autres fondations – des lieux où des petites pièces où les membres et les visiteurs pourraient venir « faire une poustinia ».

En 1972, les articles et les causeries de  Catherine DOHERTY, ainsi que les « paroles » qu’elle rapportait à la communauté après ses propres journées de désert furent rassemblés en un seul livre. Publié d’abord en anglais, puis traduit en 27 langues, il eut un impact international.
Beaucoup de lecteurs s’étonnèrent d’ y découvrir leur propre recherche d’une vie spirituelle, leur propre soif de la prière. La contemplation n’était pas une activité privilégiée, c’était la vie normale de tout chrétien ! Loin d’opposer la prière à l’action, Catherine parlait de la poustinia comme le désert qui existe au coeur de chaque vie humaine.

C’est là, dans les exigences de chaque jour, qui nous dépouillent et nous renvoient à une vérité profonde, que nous découvrons la présence de Dieu. Elle affirme que « le Seigneur nous appelle à demeurer immobiles devant Lui tout en cheminant avec les hommes ».

Quelques extraits de cet ouvrage donnent de mieux comprendre l’origine de la poustinia et sa spiritualité :

téléchargement du condensé en 7 pages du livre
  « Poustinia ou le désert au coeur des villes »
Cerf, Paris, 1976.

 

 Qui est Catherine DOHERTY ?