Une vie d’adoration

La vocation première du poustinik est d’être amoureux…
Cet amour s’exprime par l’adoration, la louange, la danse… C’est l’offrande sans cesse renouvelée des larmes de joie et de souffrance qui coulent de son visage et de celui de ses frères.

L’adoration n’est véritable que si elle respire l’universel. Dans sa chapelle, non loin du Saint Sacrement auquel il communie, une carte du monde rappelle que le coeur de l’homme est invité à battre au rythme du coeur de Dieu…

Le poustinik est un éternel pèlerin, chantre de la joie silencieuse de son Dieu. En communion avec l’Eglise universelle, il chante les psaumes que Jésus priait déjà en famille.

A certains moments de la journée, il égrène son chapelet, se promenant le long de l’étang. Il sait qu’il peut s’adresser à Marie: cette Mère connaît mieux que quiconque quels sont les désirs de l’Esprit…

Toute la journée, le coeur du poustinik est un cri vers son Dieu: le cri d’une pauvreté qui ne demande qu’à rester pauvre, le cri d’une faiblesse qui n’aspire qu’à rester faible. Il est persuadé que seules des mains vides sont capables de recevoir et de donner. Le poustinik supplie son Dieu de lui accorder cette pauvreté absolue qui seule peut accueillir l’Eternelle Richesse. Le poustinik prie son Dieu de le rendre mendiant… Il ne connaît pas cette perfection figée dont parlent les hommes et il n’en veut pas.

Il demande à Dieu d’ôter son péché et celui de ses frères. Il Le supplie de lui accorder de toujours accepter avec joie ses faiblesses pour qu’elles deviennent le trône de Sa Miséricorde. Ainsi son Seigneur peut être magnifié et glorifié par les oeuvres du poustinik que ni les hommes ni lui-même ne peuvent comprendre, parce qu’elles ont leur source en Dieu…