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INSTITUT SCIENTIFIQUE EN MANAGEMENT ENVIRONNEMENTAL

c/o « LA BERGERIE DE LA FORÊT »  asbl

Allée des Chevreuils, 52

5600          NEUVILLE

 

Liminaire :

 

  1. La contrainte écologique initiale découle d’un emplacement et d’une orientation imposées de la construction suite à l’absence totale de prise en considération de la moindre préoccupation environnementale lors de l’urbanisation en lotissement de ce qui fut jadis un bien joli bois.

 

  1. La parcelle réservée à la Bergerie ne jouit pas d’une orientation cardinale simple (l’orientation façade est au Nord-Ouest et la piscine arrière est au Sud-Est). L’architecte n’a pas réfléchi le dessin du bâtiment (en particulier la toiture) pour profiter de cette donnée.

 

  1. Le design et les choix (formes, flux internes et externes, matériaux, techniques, consommations,…) du bâtiment qui abrite l’a.s.b.l ont répondu essentiellement aux préoccupations « économiques » (dans le sens coût immédiat de construction minimal, par rapport au prix du marché) des concepteurs du projet.

 

  1. Le problème de l’entretien est du même ordre et aucune attention écologique ne fut portée au choix des composants (peintures, tapis pleins, …) qui devaient répondre (et répondent) aux normes de sécurités les plus strictes.

 

  1. Les coûts de modularité à mi-vie et de destruction en fin de vie n’ont pas été intégrés.

 

Þ Ni l’architecture, ni le site, ni l’orientation, ni le choix des matériaux,… du bâtiment n’ont été pensés au départ pour optimiser un quelconque objectif « écologique ». Les seules contraintes retenues en ce sens furent de rencontrer les lois et règlements (en particulier pour ce qui concerne la sécurité) en vigueur au moment de la construction.

Ainsi, par exemple, l’hypothèse de recourir, même à terme, à l’utilisation d’énergies douces n’a pas été prise en compte.

Par contre, tenant compte de la contrainte économique du moment, le bâtiment a été conçu pour une consommation en énergie fossile minimale par rapport aux données disponibles à l’époque.

 

  1. Cependant dès l’inauguration du bâtiment, la gestion, au vu des coûts d’exploitation, a visé à réduire à la fois les nuisances à l’environnement et les coûts à l’utilisation.

Cette dichotomie a été rendue possible suite à  une réflexion éthique, étape primordiale d’une nouvelle mentalité, et à une volonté politique visant à donner un caractère exemplaire à « La Bergerie de la Forêt » dans le contexte d’un lotissement où la nature est particulièrement saccagée.

Le poids des charges financières inéluctables limite cependant l’envergure et le rythme des investissements écologiques visant une exploitation des installations.

 

  1. Les actions bilantées dans la présente proposition reflètent les contraintes énoncées ci-avant.

Elles ont pour mérite essentiel de s’inscrire dans une perspective d’amélioration continue du comportement des gestionnaires vis-à-vis de la Sauvegarde de la Création.

Les réalisations concrètes présentées en termes d’efficacité écologique et d’efficience économique, peuvent servir d’exemple dans des cas similaires confrontés aux mêmes contraintes.

 

 

  1. Economies énergétiques : bilan des actions.

 

1.      Réduction de la consommation de mazout :

 

 1998 / 12.000 l/an   Þ   2001 : 9.000 l/an.  Þ  2003 : 6500 l/an

 Remarque : après étude comparative, 24 m² de capteurs solaires ont été placés début 2003.

 

politique d’économie :

-         Etude et suppression de la régulation des 2 chaudières et de la sonde extérieure par le placement de 4 relais permettant de faire fonctionner les chaudières uniquement en fonction de la demande.

-         Jusque fin 2002, le boiler principal a été coupé chaque nuit ainsi que son circulateur de boucle (économie : 1,5 l de mazout/nuit contre 0,5 l pour la remise à température de l’eau quand nécessaire).

Début 2003, 2 boilers solaires de 500 l chacun ont remplacé les 2 anciens boilers (200 l mazout et 200 l électrique). Le circulateur de boucle a été supprimé pour éviter des déperditions de chaleur dans le bâtiment. L’appoint mazout est commandé manuellement en fonction de la demande.

-         En coupant les circulateurs électriques des collecteurs de chaudières, on économise jusqu’à 12 kw/jour nécessaires à la circulation dans le bâtiment.

-         Isolation des conduits de chaudières.

 

1998 : 9.000 l/an   Þ   2000 – 2002 : 6.000 l/an  Þ  2003 : 4000 l/an.

 

politique d’économie :

-         passage à 9 mois d’ouverture/an,

-         placement d’une couverture isotherme

-         laisser perdre 0,8°/jour entre le lundi et le vendredi, càd passer de 26/27° à 21/22° et réchauffer pour le WE,

-         à la réouverture, fin février, repasser de 10° résiduels à 27°, soit 96 h sur 1 chaudière, càd  5 h 30 par ° ou 374 l pour 17 degrés (+/- 6 h/° sauf pour les degrés  à basse température – 4 l de mazout à l’heure).

 

 

2.      Réduction de la puissance d’électricité installée:

 

1998   Þ  2000 : diminution de l’installation de 4.300 w installés,

 

politique d’économie :

-         à l’exception de 8 spots à usage ponctuel (5 x 500w & 3 x 1.000w) passage à des lampes économiques de 10w au lieu de 60 w (44 lampes),

-         installation de 4 spots à décharge de 150w au lieu de 500w et 1 spot  de 300w au lieu de 1.000w.

 

1998    Þ   2000 : diminution de l’installation de 1.050w installés,

 

politique d’économie :

 -     passage à des lampes économiques, soit 21 x 10w au lieu de 60w.

 

3.        Réduction de la consommation d’électricité:

 

1999                                  31079 kw

2000                                  29775 kw

2001                                  24880 kw

2002                                  16573 kw

2003                                  16655 kw

 

 

politique d’économie :

                        * Suppression ou remplacement de frigos et congélateurs par du matériel

  de classe A (ex. : un des anciens congélateurs consommait 1100 kw/an.

   Il a été remplacé par un classe A de 150 kw/an).

                        * Mise en fonctionnement des beercolers uniquement lors de la présence

                          de groupes.

* Etude et suppression de la régulation des 2 chaudières par le placement de 4 relais permettant de faire fonctionner les chaudières uniquement en

                           fonction de la demande.

 

4.        Réduction de la consommation d’eau:

 

-         Installation de robinets (de douches) économiques.

-         Remise en fonction d’un puits foré à 68,85 m de profondeur pour permettre une autonomie (besoin = 350 m³/an) en eau potable :

 

Caractéristiques du puits :

 

Ø   profondeur : 68,85 m     Æ = 12,5 cm ext. (11,5 cm int.)

Ø   pompe placée à 60 m  (avant remise en état : 63 m)

Ø   les anciens tubes de 3 m en galvanisé posaient problème :

                        ®  eau brune à l’intérieur

®    3 derniers éléments (soit 9 m) liquide plus gluant (blanchâtre - calcaire? - et brunâtre)

Ces tubes ont été remplacés par un « socarex » renforcé de 60 m.

 

Ø   Date de 1ère mise en service le 11/10/88 puis mis à l’arrêt pour insuffisance de débit pour le domaine limitrophe.

Ø   Remise en service le 28/01/02

Ø   Caractéristiques de la pompe :

 

GRUNDFOS inox  
N° P 1831      Type : SP 2-24
1-2,5 m³/H      4-8 imp Gall/min


MS 40179111004
Moteur 3-50Hz 380 V
0,75 KW 2,4 A
2820 R/min Cos Phy 081
classe B n° 8708

 

Débit maximum par jour : entre 7 et 8 m³/jour.

 

Ø   Automatisation : -  l’installation est conçue pour procurer en cas de

                                 fortes demandes d’eau : +/- 900 l toutes les 4 H, soit

                                +/- 5,4 m³ sur la journée.

-  des diodes extérieures indiquent à tous moments l’état des citernes tampons d’un total de 44 m³ (si les citernes sont ou ne sont pas en demande) et si le puits est en activité.

-  les flotteurs niveaux bas et haut sont dédoublés pour réduire au maximum les risques de blocage d’un flotteur dans la citerne d’accueil.

 

B.  Gestion de l’environnement immédiat : bilan des actions.

 

1.        Qualité de l’air :

·     Ventilation de l’air de la piscine :

 

-         4 portes latérales

-         4 bouches d’aération réglable

-         1 extracteurs  1500 m³/H (couloir d’accès)

-         1 déshumidificateur

-         chauffage par ventilo-convection.

 

·        Salle polyvalente :

 

-         installation de 2 extracteurs/aspirateurs de 2.400 m³/H.

 

·        Cafétéria :

 

-         installation d’un extracteur de 1.800 m³/h.

 

2.      Qualité de l’eau potable : installation ,début 1998, de 2 citernes de réserve de 22m³ :                      

 

-         garantir un approvisionnement sûr en quantité mais surtout en qualité lors des fluctuations de la consommation du lotissement lorsque le puits n’était pas encore remis en service.

     -    analyse bactériologique régulière par l’Institut de contrôle         provincial INASEP.

 

3.      Qualité de l’eau de la piscine :

-         mise en conformité et analyse par l’INASEP, selon les nouvelles normes portant la référence VN-11/04/2000.

 

4.      Epuration des eaux usées :

-         étude comparative de +/- 15 systèmes d’épuration individuelle

-         choix d’un système pilote d’épuration pour un « équivalent 15 habitants »

 

5.      Qualité du sol :

-    nettoyage des terres de remblaiement du projet de sentier piétonnier vers l’Allée des Sangliers : retrait des déchets d’hydrocarbures.

 

6.      Respect de la vie végétale :

-         installation de fixations en cuivre pour le câblage électrique sur les arbres.

 

7.      Gestion forestière :

-         régime de taillis sous futée avec élagage des arbres d’avenir (chênes et hêtres) ;

-         élagage naturel par le taillis concerné ;

-         éclaircie tous les +/- 14 ans.

 

8.      Politique de limitation de production de CO2 :

-           utilisation de gaz de pétrole pour les deux cuisines ;

-           utilisation de bois pour la décoration dans la chapelle et pour la construction de la piscine (épicéa lamellé-collé).

 

 

 C.  Gestion des déchets : bilan des actions.

 

1.      Tri des déchets : alimentaires, PMC, papiers - cartons, verres.

2.      Destruction des papiers et cartons par incinération sur place.

3.      Ramassage des immondices sur les voies d’accès à « La Bergerie » et le long des chemins du domaine « La Forêt ».

4.      Obtention de la Commune de 2 bulles à verre pour le domaine résidentiel.

 

 

D. Mobilité.

 

1.  Création en 2001 d’un service minibus pour les parcs résidentiels le long de la N5.

2.  Relais covoiturage.

 

 

 E.  Etudes réalisées.

 

1.      Etude de réutilisation de l’eau de pluie dans un circuit particulier pour usage industriel.

2.      Réalisation d’un bilan comparatif pour l’adjonction de panneaux solaires à l’installation actuelle, afin de réduire la consommation de mazout lors du maintien à température de l’eau de la piscine.

3.      Réalisation d’une étude de placement d’une station d’épuration individuelle (15 éq./hab.)en aval de la fosse sceptique traditionnelle (20 éq./hab.)

 

 

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Piscine et Installations Sanitaires

Etude comparative théorique du coût d'utilisation des installations de chauffage

 

 

1.      Données de base :

 

Les installations sont utilisées durant toute l'année. 

 

·        La température de l'eau de la piscine doit être maintenue à 26 ° C.

·        La température de l'eau sanitaire doit être maintenue à 55 ° C.

 

·        En période d'utilisation intensive de la piscine ( environ 40 jours par an ), environ 50 personnes fréquentent la piscine et prennent une douche. En comptant une utilisation moyenne de 20 litres d'eau chaude par personne, cela donne une utilisation d'eau chaude de l'ordre de 1000 litres les jours d'utilisation intensive.

 

·        Prix moyen du litre de mazout : 0,27 € HTVA

·        Prix moyen du Kw : 0,11 € HTVA

 

2.      Installations existantes :

 

Le chauffage de la piscine et de l'eau des installations sanitaires de la Bergerie de la Forêt est actuellement assuré par une chaudière au mazout, un échangeur et plusieurs circulateurs électriques.

 

Le chauffage de l'eau sanitaire est assuré par un boiler de 200 litres, directement relié à la chaudière au mazout.  Il existe également un boiler d'appoint d'une capacité de 200 litres, dont le chauffage est assuré par une installation électrique.  La capacité totale des boilers est donc de 400 litres.  Compte tenu du temps nécessaire pour porter la température de 200 litres d'eau à 55 °, les installations existantes sont insuffisantes pour permettre la fourniture d'eau chaude dans les douches à tous les usagers de la piscine durant les périodes de forte affluence.

 

a.       Maintien de la température de l'eau de la piscine.

 

Emploi d'un circulateur de 0,075 Kw/h.

Emploi d'une pompe de 1 Kw/h

Il faut faire tourner la chaudière pendant 6 heures pour faire remonter la température de 1°C

Consommation de mazout : 4 litres de l'heure


 

b.      Maintien de la température de l'eau sanitaire.

 

Boiler au mazout (200L) :

Circulateur :                             -     ( tournant en permanence ) 0,075 Kw/heure

Consommation de mazout :      -     2,5 litres par jour pour le maintien à température

Boiler d'appoint (200L) :

Consommation :                      -    12 Kw par jour pour le maintien à température

 

c.       Utilisation de l'eau sanitaire :

 

Boiler au mazout :

Consommation de mazout :      -     12 litres pour 50 douches, soit 0,24 litre par personne

Circulateur :                             -      ( tournant lorsqu'il y a appel de chaleur ) 0,1 Kw/heure

Boiler d'appoint :

Consommation électrique :       -      42 KW pour 50 douches soit 0,87 KW par personne

 

Répartition de l'utilisation boiler normal / boiler d'appoint :  83 % / 17 %

 

 

 

3.      Coût d'utilisation de l'installation existante :

 

a. Maintien de l'eau de la piscine à 26 ° :

 

 

 

consommation de mazout : déperdition x 6 h/ °C x 4L/heure x 0,27 €/L x nombre de jours

consommation électrique : déperdition x 6h/ °C x 1,075 KW/h x nombre de jours x 0,11 €/KW                                                      

 

b.      Maintien de l'eau sanitaire à 55 ° :

 

 

consommation de mazout : 2,5 L/jour x 0,27 €/L x 365 jours

consommation électrique :  12 KW/jour x 0,11 €/KW x 154 jours (  boiler d'appoint utilisé entre mars et octobre ) + 0,75 KW/jour x 0,11 €/KW x 365 jours ( circulateur de la chaudière au mazout, utilisée toute l'année )

 

 

c.   Utilisation de l'eau sanitaire :

 

 

consommation de mazout : 0,24 L/ personne x 0,27 €/ L x 5000 personnes

consommation électrique : 0,87 KW/personne x 0,11 €/ KW x 1000 personnes

+ 0,1 Kw/h x 8 h x 40 jours x 0,11 €/KW ( utilisation intensive du boiler raccordé à la chaudière au mazout, 40 jours par an )

 

d.       Total général du coût d'utilisation des installations existantes :

 

1.914,21 € + 479,77 € + 423,22 € = 2.817,20 €

 

4.      Coût d'utilisation de l'installation solaire :

 

a. Maintien de l'eau de la piscine à 26 ° :

 

 

Consommation de mazout en hiver : 40 % de la consommation actuelle

Consommation électrique des panneaux solaires :

 

Le circulateur et la pompe fonctionnent pendant 8 h en hiver et à l’entre-saison  x 0,11 €/KW

x 1,5 KW/h x nombre de jours pour couvrir une déperdition de chaleur de 0,75° ; la différence

est donc couverte par un appoint de chauffage au mazout durant l’hiver.

 

En été, le circulateur et la pompe fonctionnent pendant 3 heures.

 

b.      Maintien de l'eau sanitaire à 55 ° et utilisation :

 

 

c.       Total général du coût d'utilisation de la nouvelle installation :

 

794,45 € + 40,15 € = 834,60 €

 

5. Gain annuel en coût d'utilisation

 

2.817,20 € - 834,60 € = 1.982,60 €

 

6. Schéma de financement du projet

 

 

 

7. Période de pay-back du projet ( sur fonds propres )

 

11.769,27 € / 1.982,60 €/an =  + 6 ans

 

 

8. Remarques importantes :

 

 

-         L'ensemble des chiffres repris ci-dessus constituent une estimation raisonnable de l'économie que la nouvelle installation permettra de réaliser, calculée sur base des données de consommation observées depuis le début de l'utilisation de la piscine et des prix du litre de mazout et du Kw actuellement en vigueur.  Il ne peut être pris aucun engagement quant à rigoureuse concordance de ces chiffres en pratique, puisque ceux-ci sont susceptibles de varier à la hausse ou à la baisse en fonction de la fréquentation des installations, du prix de vente du litre de mazout ou du Kw, et du climat.

 

-         La comparaison du coût d'utilisation est faite ici en coût direct pour l'exploitant et ne tient aucun compte de la différence de capacité des installations.  En réalité, l'installation de panneaux solaires est couplée à l'installation de deux boilers de 500 litres chacun, faisant ainsi passer la capacité totale en eau sanitaire de 400 litres à 1.000 litres, soit deux fois et demi la capacité existant actuellement, pour un coût d'exploitation nettement moindre.

 

 

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