A l’écoute

Le poustinik est disponible et accueille, mais sans jamais inviter, sauf dans quelques rares situations. Cet aspect de sa vie lui donne de partager l’inattendu d’un Dieu qui se révèle parfois à travers des visages surprenants…

Ainsi ce jour de pluie où, sortant de sa poustinia, il entrevoit un cheval accroché à une branche juste à côté de l’autre ermitage. Qu’elle ne fut pas sa surprise de voir un cavalier gentiment installé dans celui-ci, entouré d’un halo de fumée noire. Il cherchait un abri pour passer la nuit : la porte étant ouverte, il s’était empressé d’ y faire son gîte. Le poustinik propose toujours à manger à l’hôte de passage, que ce soit un homme ou un cheval… Ce « poustinik  » d’un jour s’en est allé le lendemain pour continuer son voyage vers la France. Un fraternel « au revoir  » clôturait cette rencontre insolite.

Quelques jours plus tard, les gendarmes signalaient au poustinik qu’un cambriolage avec effraction avait eu lieu dans la région. Les boîtes de conserve de marque allemande mangées dans l’ermitage par le « poustinik  » inattendu étaient volées…

Toutes les rencontres que fait le poustinik n’ont pas toujours ce cachet d’humour du Seigneur !

Sa joie est grande, quand des prophètes de notre temps comme Soeur Emmanuelle, Guy Gilbert… viennent joindre leur prière à la sienne pour en faire grandir, par leur témoignage, le souffle universel.

Il n’est pas rare de voir un prêtre prendre quelques heures de poustinia pour préparer son sermon du dimanche.

Il y a aussi le « Frère » Jean, sa mine souriante, le regard bleu couleur de ciel. Il vient rafraîchir la poustinia de son coeur au contact de la rosée matinale des bois. Il dépose une rose dans les mains de la statue de Marie ou s’empresse de retirer quelques mauvaises herbes du jardin potager.

La joie du poustinik est grande devant tous ces visages du Ressuscité présent dans la poustinia de leur coeur…